LES ECHOS ET LES ARTICLES


13/06/2009

Des activistes pacifistes perturbent des exercices aériens de l'OTAN en Suède

12 juin 2009 - L'OTAN menace de continuer ses bombardements d'entraînement malgré la présence d'activistes pacifistes sur le site.
Six nouveaux activistes sont entrés sur le site militaire aujourd'hui. Cinq autres personnes avaient été arrêtées mercredi matin après avoir pénétré dans le champ d'entraînement au nord de la Suède, perturbant de grandes manoeuvres militaires de l'OTAN.
Un exercice de huit jours, comprenant des bombardements, a commencé en Laponie suédoise, impliquant plus de 50 avions de combat et 1000 soldats de dix pays.

Mise à jour du 13 juin : les six activistes ont entendu trois fortes explosions hier soir, à 22h, 22h40 et 22h42. Ils ne sont pas blessés, mais très choqués que l'OTAN ait choisi de bombarder cette zone malgré la présence de civils. Ils ont décidé de tenter de quitter les lieux pour leur propre sécurité.

Plus d'infos (en anglais) : NATO Threatens to Keep Bombing as 6 More Peace Activists Enter Bombing Range et Activists arrested during NATO exercise et Activists inside Nato bombing range in Sweden



05/06/2009

Une bloqueuse de trains de déchets nucléaires relaxée en Allemagne

Manifester dans les airs au dessus de la voie ferrée est un droit d'expression fondamental

Cécile Lecomte, une militante antinucléaire française comparaissait ce jour (4 juin 2009) devant le tribunal correctionel de Steinfurt en Allemagne. Le 16 janvier 2008, elle avait attiré l'attention sur les dangers liés à l'export de déchets nucléaires sous forme d'hexafluorure d'uranium (UF6) - un gaz à la fois radioactif et corrosif - de l'usine d'enrichissement de Gronau vers la Russie, en se suspendant entre deux arbres de façon spectaculaire au dessus de la voie ferrée. Une équipe spéciale de la police arrivée par hélicoptère l'avait délogée au bout de plus de six heures d'action. La procureur a plaidé en faveur d'une condamnation pour 'coercision' - obliger quelqu'un à faire quelque chose par la violence. La tribunal ne l'a cependant pas suivie et a prononcé la relaxe de la militante. Selon le juge, il est prouvé que c'est la police et non la militante qui a fait stopper le transport. L'accusée n'est donc pas coupable. De plus il est avéré qu'elle a manifesté à huit mètres de hauteur au dessus du de la voie ferrée, la loi spécifie seulement qu'un espace de 4m80 doit rester libre au-dessus de la voie pour la circulation des trains. 'La fantaisie, c'est une arme! Je suis contente que le tribunal ait reconnu la légitimité de ces actions dans la troisième dimension comme un moyen d'expression de son opinion', a déclaré Cécile Lecomte à l'issu de l'audience. Dans son plaidoyer, la grimpeuse a longuement expliqué ce qui l'avait poussée à agir et le pourquoi de son action: informer l'opinion publique du passage de ces trains nucléaires devant chez elle et des dangers que ceux-ci représentent.
'Ces transports sont dangereux en raisons des risques radioactifs et toxiques que représentent les 1000 Tonnes d'UF6 d'un train. Ces transports permettent à Urenco (la firme qui exploite l'usine) de se débarrasser de ses déchets pour en produire ainsi toujours plus et permettre au centrales nucléaires de continuer à fonctionner. S'il est question de violence, celle-ci vient de l'industrie nucléaire et non de moi' a déclaré Cécile à l'audience 'la population est soumise aux dangers du nucléaire contre son gré, c'est ce que j'estime être de la violence', a t-elle conclut.
L'avenir de la lutte contre le nucléaire 'dans les airs' est radieux - bien plus agréable qu'un avenir irradié !

Cécile Lecomte, alias Eichhörnchen (écureuille) - Contact: Cécile 0049 1637342462- eichhoernchen [à] ouvaton.org



11/05/2009

M51 : La maquette perdue par Le Terrible remontée à la surface


Le bâtiment de soutien Argonaute a procédé, vendredi, à la récupération de la maquette de missile M51 perdue le 18 avril par le sous-marin nucléaire lanceur d'engins Le Terrible. La maquette, dépourvue évidemment de charge militaire, avait coulé suite à un dysfonctionnement de son système de flottabilité, après un test de tir réalisé au large du Finistère. Une fois remonté l'engin ,long de 12 mètres, l'Argonaute l'a ramené jusqu'à Lorient. Quant au SNLE, après avoir débarqué ses installations de tir expérimentales à l'Ile Longue, il va subir une période de maintenance à Cherbourg. Construit par DCNS, Le Terrible est le quatrième et dernier SNLE du type Le Triomphant. Prévu pour entrer en service en 2010, il sera le premier à être équipé du nouveau missile balistique M51, d'une portée de 9000 kilomètres.

Source

Mer et Marine - 11/05/2009



11/05/2009

Une bombe atomique sous la banquise

21 janvier 1968, un Boeing B-52 de l'US Air Force s'écrase près de la base aérienne américaine de Thulé, au Groenland. Cette base, d'importance géostratégique extrême en pleine Guerre froide, sert de lien terrestre aux bombardiers nucléaires américains qui survolent la région, prêts à foncer sur Moscou si nécessaire.

Mayday!
Suite à cet accident, les techniciens militaires américains et danois s'emploient à récolter, sans protection particulière pour la grande majorité d'entre eux, les débris de l'appareil. Celui-ci transportait à son bord quatre bombes nucléaires, dont trois seront retrouvés durant le déblaiement du site. Mais la dernière bombe, numéroté 78 252, ne fut jamais retrouvé.

Plus de quarante ans plus tard, la bombe en question manque toujours à l'appel. Probablement au fond de la baie de Thulé, la bombe n'a jamais été retrouvée à cause des conditions de recherche rendues difficiles par la banquise. Cette histoire, révélée par la BBC et reprise par le Corriere della Sera, suscite, 40 ans après les faits, l'émoi au Groenland.

Colère du Groenland
Hans Enoksen, Premier ministre de la province danoise autonome très énervé par le silence des protagonistes danois et américains à ce sujet, y voit un risque sanitaire pour la population de Qaanaaq, village proche du lieu de l'accident, le plus au nord de la planète.

Car l'armée danoise n'avait pas été informée par l'US Air Force de la nature du missile manquant, et les Américains avaient à l'époque estimé impossible de retrouver l'arme atomique, à cause de la grandeur de la zone à explorer. L'hiver avait en fait eu raison des recherches, l'eau de mer reprenant sa forme glacée. En attendant, quinze kilos de plutonium stagnent toujours au fond de la baie de Thulé...

Source: 7sur7.be
Autres sources : Wikipedia et Altermedia

Thomas Halter 11/05/09



23/04/2009

EDF, le pirate et les officines

Exclusif. Le patron d'une officine révèle comment les antinucléaires ont été espionnés.

« En 2004, Thierry Lorho m'a demandé de créer une plate-forme informatique anonyme pour infiltrer les forums antinucléaires. Il se vantait d'avoir deux taupes, qu'il appelait X et Y, chez Greenpeace et à l'association Sortir du nucléaire. » Michel Arditti est le patron de Securewyse, une société suisse chargée par EDF de faire une veille sur les anti-nucléaires.

Thierry Lorho, un ancien de la DGSE, patron de Kargus Consultants, a été mis en examen dans l'affaire d'espionnage de Greenpeace. « En mars dernier, j'ai détruit à la demande de Thierry Lorho les deux ordinateurs qui avaient servi à l'infiltration. On doit en retrouver des traces chez l'opérateur » , explique Michel Arditti, qui n'a toujours pas été entendu par le juge.

Carrure imposante et regard bleu azur, le patron de Kargus explique au Point : « Depuis l'affaire du 'Rainbow Warrior', les services de renseignement n'osent plus toucher aux antinucléaires. EDF et Areva font donc appel à des officines comme la mienne. » Et d'affirmer : « J'ai agi sur ordre de deux responsables de la sécurité à EDF. » En l'occurrence, un ex-commandant de police, Pierre François, et un ancien contre-amiral, Pascal Durieux, suspendus depuis par EDF.

Lors d'une perquisition dans le bureau de Pierre François, les policiers ont trouvé un CD contenant des captures d'écran et des fichiers provenant de l'ordinateur de Yannick Jadot, l'ancien directeur de Greenpeace France, aujourd'hui candidat des Verts aux élections européennes. Un CD dont Pierre François a assuré au juge ignorer le contenu. Le pirate informatique, Alain Quiros, est un autodidacte du hacking , pompier de formation. Il a expliqué avoir pris le contrôle de l'ordinateur de Yannick Jadot grâce à un logiciel espion. Dans le monde des barbouzes, les hackers ont remplacé les serruriers qui, jadis, ouvraient les portes pour les fric-frac. Ils seraient actuellement une demi-douzaine sur la place de Paris.

EDF, qui s'est constituée partie civile, nie avoir utilisé les services de l'un d'eux. C'est en 2004 que l'équipe du nouveau président d'EDF aurait fait appel aux services de Kargus sur les conseils de la Compagnie européenne d'intelligence stratégique, dirigée par un ancien député.

Intrusion

Au même moment, Securewyse est missionnée par EDF pour découvrir qui, au sein de l'entreprise, a fait « fuiter » un rapport « confidentiel défense » à Stéphane Lhomme, le porte-parole de Sortir du nucléaire. La boîte mail de Stéphane Lhomme aurait été espionnée grâce à un contact chez Wanadoo. Questionné par Le Point , l'opérateur n'a pas donné suite. « Je n'ai jamais rien fait d'illégal , jure Arditti, tout en laissant entendre que Lorho aurait pu, lui, user de ce genre de pratique. Et peut-être même travailler sur les antinucléaires pour d'autres commanditaires qu'EDF. Toujours est-il qu'EDF vient de résilier le contrat de veille signé avec Securewyse au motif qu'il dérogeait aux règles du groupe.

Sortir du nucléaire s'est constitué partie civile, Yannick Jadot demande la mise en examen d'EDF en tant que personne morale et les Verts réclament l'ouverture d'une commission d'enquête parlementaire. Désormais, l'affaire dépasse les frontières : la branche britannique de Greenpeace s'apprête à porter plainte.

Si aujourd'hui EDF se retrouve dans la tourmente, c'est parce que le hacker Alain Quiros a siphonné en 2006 les ordinateurs du Laboratoire national de dépistage du dopage. Cette fois, sa mission était de récupérer le dossier Floyd Landis, vainqueur du Tour de France 2006, privé de son titre après un contrôle positif. Son donneur d'ordre, un certain François Dominguez, lui avait été présenté par Thierry Lorho. « C'est un ami. Il m'avait demandé de lui trouver un hacker. J'ai seulement joué l'intermédiaire », confie le patron de Kargus.

C'est ce même Dominguez, ex-légionnaire, mercenaire et photographe de presse à ses heures, qui a également sollicité Quiros pour pirater l'ordinateur de l'avocat des petits porteurs de Vivendi...

Le Point - 23/04/2009 N°1910 - Jean-Michel Décugis, Christophe Labbé et Olivia Recasens



21/04/2009

Marine. A la recherche de la maquette perdue

La Marine va récupérer dans les prochains jours la 'maquette inerte' lancée samedi par un sous-marin et qui a coulé, le dispositif de flottabilité n'ayant pas fonctionné.

Cette maquette a été lancée 'par le futur sous-marin nucléaire lanceur d'engins (SNLE) Le Terrible'. 'Dans l'attente, pour garantir la sécurité des bateaux de pêche, un arrêté interdisant l'exercice de la pêche a été pris dans la zone concertée par la préfecture maritime de l'Atlantique', précise la délégation dans un communiqué publié par la délégation à l'information et à la communication de la Défense.

Un test grandeur nature

Une 'maquette inerte', d'un point de vue pyrotechnique et nucléaire, permet de tester les fonctions d'un futur missile par les logiciels d'un sous-marin.

Le sous-marin Le Terrible est rentré à l'Ile Longue, près de Brest, pour le démontage de ses équipements de tir expérimentaux, selon la DGA.

Cap sur Cherbourg
A issue de ce démontage, 'conformément au déroulement normal du programme', Le Terrible rejoindra Cherbourg pour une période de travaux d'entretien.

Le Terrible, 4ème et dernier bâtiment des sous-marins nucléaires nouvelle génération (SNLE-NG), avait procédé à un essai de lancement de maquette inerte 'dans le cadre des essais conduits sous maîtrise d'oeuvre de la DGA', a précisé le communiqué.

En service actif en 2010
Sa campagne d'essais en mer avait commencé en janvier et doit durer jusqu'à son admission au service actif en 2010. Doté d'un système de navigation modernisé et d'un nouveau système de combat (le SYCOBS), il sera le premier SNLE-NG à être équipé des nouveaux missiles intercontinentaux M51.

Il rejoindra Le Triomphant (1997), Le Téméraire (1999) et Le Vigilant (2004) au sein de la Force océanique stratégique (FOST) à Brest, qui assure la permanence de la dissuasion française.

Le Télégramme. 21 avril 2009 (letelegramme.com)



21/04/2009

Terrible : tir raté pour une maquette de missile M51


SNLE Le Terrible : Une maquette de missile M51 au fond de l'eau

Le ministère de la Défense a reconnu que l'engin inerte ayant coulé samedi dernier après son lancement était bien une maquette du nouveau missile balistique M51. La maquette a été tirée à quelques dizaines de kilomètres au sud du Finistère par le sous-marin nucléaire lanceur d'engins Le Terrible, un SNLE actuellement en essais avant son admission au service actif prévue l'an prochain. « A l'issue de l'essai, le dispositif de flottabilité n'ayant pas fonctionné, la maquette a coulé. Elle sera récupérée dans les prochains jours. Dans l'attente, pour garantir la sécurité des bateaux de pêche, un arrêté interdisant l'exercice de la pêche a été pris dans la zone concernée par la préfecture maritime de l'Atlantique. Le Terrible est rentré à l'Ile Longue pour le démontage de ses équipements de tir expérimentaux. A l'issue, conformément au déroulement normal du programme, il rejoindra Cherbourg pour une période de travaux d'entretien », précise la Délégation Générale pour l'Armement. Cette annonce de la DGA concernant la nature de la maquette et l'identité du sous-marin a le mérite de clarifier une mystère qui n'en était pas vraiment un pour les connaisseurs.
Mis à flot en janvier dernier, Le Terrible regagnera le site DCNS de Cherbourg le mois prochain pour une période d'entretien. Long de 138 mètres, le 4ème et dernier SNLE de nouvelle génération sera le premier à mettre en oeuvre le nouveau missile balistique M51. Il embarquera 16 engins de ce type, dont la portée est supérieure à 9000 kilomètres.

Source

Mer et Marine - 21/04/2009



06/04/2009

Action de blocage des désobéissants au contre-sommet de l'Otan


Action de blocage partie de la place de l'université

Block Nato - 6 avril - Le rendez-vous public de Block-Nato avait été fixé à 6h00 devant le Palais Universitaire de Strasbourg, place de l'Université. Cette place, au croisement de nombreuses rues, située entre les deux zones orange mais très ouverte sur la ville, présentait un endroit stratégiquement intéressant pour partir pour l'action de blocage.

Depuis certains points de la ville, l'accès à cette place était cependant très difficile, puisque l'espace initialement 'en zone libre' séparant les deux 'zones occupées', et permettant de se rendre de l'est à l'ouest de la ville, s'est vu agrémenté d'un passage protégé pour joindre les deux zones. Cela impliquait un contrôle policier obligatoire pour passer de l'est à l'ouest, il limitait donc l'accès au point de rendez-vous public pour les personnes habitant à l'ouest de la ville.

Arrivé-es sur place, 200 activistes et de nombreu-ses/x journalistes étaient présent-es. La samba du Pink&Silver Block étaient également là. Bizarrement, aucun policier en uniforme à proximité. Après quelques petites explications de l'action au mégaphone, les activistes se sont mis en cortège pour avancer vers la zone orange du nord de la ville.
Trente secondes après l'annonce du départ, alors que le cortège était encore sur la place et sans aucune sommation, une pluie de grenades lacrymogènes nous est tombée sur la gueule. Un épais brouillard de lacrymogène a obligé les activistes suffocant-es à se diriger vers l'avenue de la marseillaise où de nouvelles grenades lacrymogènes on été tirées, toujours sans aucun policier visible. Au rythme des tambours de la samba, nous avons traversé les nuages pour nous diriger vers la place de la république.

Alors que le jour se levait, le cortège s'est alors dirigé vers la zone orange nord, qui enferme le palais de la musique et des congrès. Après une bonne demi-heure d'hésitation à côté du parc des Contades, le groupe s'est remis en branle pour avancer vers la zone orange au bout de l'avenue de la paix, à 100m de laquelle de nouveau tirs de lacrymos ont été effectués. Les tirs de lacrymogènes et les bousculades par des policiers, dont certains en civil mais casqués, ont duré une bonne demi-heure. Étrangement, cela n'a amené aucune immobilisation effective de notre groupe, nous laissant la possibilité de faire des allers-retours rythmés par des jets de lacrymos dans l'avenue de la Paix.

Face à notre non-violence active, la police a usé de la violence par le biais de flashball tiré à moins de 2m contre un joueur de samba et de sprays lacrymogènes en grande dose dans le visage de plusieurs manifestant-es.

Après décision collective, le groupe d'activistes s'est dirigé vers le croisement de l'avenue de la Paix et de l'avenue des Vosges, où un blocage symbolique, musical, et coloré a pu avoir lieu pendant plus de 5h.
De nombreu-ses/x activistes ainsi qu'une unité mobile de l'armée des clowns ont pu rejoindre ce point de blocage en milieu de matinée.

Le blocage a permis de montrer au voisinage de manière dansante et clownesque que l'OTAN n'était pas bienvenue dans Strasbourg, et en rappelant aux participant-es du sommet officiel qui traversaient le carrefour à pied notre opposition à leur cirque guerrier.

Le blocage a été levé par les participant-es à 13h, afin de rejoindre la grande manifestation 2 km plus loin. Ce trajet en cortège a permis de montrer à la population strasbourgeoise notre refus de la politique guerrière de l'OTAN, et a également été l'occasion de manifester en centre ville en dépit de l'interdiction préfectorale.
Notre cortège a grossi tout au long de son trajet, accueillant de nombreu-ses/x habitant-es des immeubles bordant le chemin. Beaucoup d'autres habitant-es nous ont exprimé de diverses manières leur soutien depuis leur fenêtre.



21/03/2009

Bruxelles: 442 manifestants anti-OTAN interpellés


21 mars 2009 - La police a arrêté administrativement samedi 442 manifestants qui ont tenté de s'introduire depuis la matinée sur le site de l'OTAN, situé à la limite des communes d'Evere, Bruxelles (Haren) et Zaventem, dans le cadre d'une action de désobéissance civile non violente. Cette opération, baptisée 'Nato Game Over', était organisée par le Forum d'Action pour la Paix, dont fait partie l'association Bomspotting, à l'occasion des 60 ans de l'OTAN qui seront célébrés les 3 et 4 avril à Strasbourg (France) et Kehl (Allemagne). Selon la police, une seule personne a réussi à franchir une première clôture protégeant le site. Elle a été interpellée par la police avant qu'elle n'escalade la seconde grille. Un autre manifestant, qui tentait de franchir une clôture, s'est blessé à la main. Toutes les personnes interpellées ont été conduites dans les cellules du bâtiment 'Portalis', situé à proximité du Palais de Justice de Bruxelles. Aucun des manifestants n'a opposé de résistance lors des arrestations. Les premiers ont été libérés samedi en début de soirée.

Un périmètre de sécurité virtuel avait été mis en place à l'initiative des bourgmestres des trois communes concernées par la manifestation, permettant aux policiers d'y interpeller toute personne munie d'objets visant à faciliter l'escalade de grilles. Un important dispositif policier a été déployé samedi. Plus de 300 policiers se trouvaient sur place. Une quarantaine de chevaux policiers avec leurs cavaliers étaient également mobilisés. Des arroseuses étaient prêtes à entrer en action et l'hélicoptère de la police fédérale survolait le site de l'OTAN. Un peloton de policiers de la zone de Bruxelles-Ixelles se trouvait exceptionnellement à l'intérieur de l'enceinte du siège de l'Alliance. Les manifestants réclamaient essentiellement le désengagement des troupes de l'OTAN en Afghanistan et en Irak et le retrait immédiat des armes nucléaires de la Belgique.

Voir le sujet au journal de 19h du 21 mars sur RTL-tvi : http://video.rtlinfo.be

Voir le reportage photo sur indymedia : http://www.indymedia.be/fr/node/32285

Source : http://www.secoursrouge.org



18/03/2009

Désarmement nucléaire: Sarkozy piégé par Brown?

Hier, devant des spécialistes et des diplomates de différents pays, Gordon Brown a fait une annonce qui risque de tendre fortement les relations entre Paris et Londres sur le sujet sensible par excellence: la force de frappe.

Dans le cadre des négociations de désarmement nucléaire entre la Russie et les Etats-Unis qui commencent et en préparation aux discussions sur le renouvellement du Traité de Non Prolifération, le Premier ministre britannique a déclaré qu'il était prêt à réduire le nombre de têtes nucléaires de son pays ('moins de 160' actuellement, dit-il) si cela permettait d'aboutir à un 'grand bargain' est-ouest.

Or c'est justement ce que la diplomatie française veut absolument éviter: intégrer les armes européennes (autrement dit anglaises et françaises) dans le grand décompte. Dans les années 80, quand Gorbatchev et Reagan ont décidé de réduire drastiquement leurs arsenaux, la France et la Grande Bretagne sont parvenues, avec beaucoup de difficultés, à ne pas être inclues dans le calcul américano-russe..

Cette fois, Brown a-t-il déjà cédé et va-t-il obliger Sarkozy à faire campagne seul - et à contre courant? Le président de la République peut faire valoir qu'il y a un an, à Cherbourg, il a déjà annoncé une réduction d'un tiers de l'arsenal français avec l'objectif d'atteindre à terme 'moins de 300 têtes nucléaires'.

Mais Gordon Brown, qui avait déjà annoncé une forte réduction en 2006, se dit prêt à aller plus loin encore et à prendre la tête de la campagne de désarmement chère à Obama et même de la campagne 'Global Zero' qui vise à un monde totalement dénucléarisé.

A l'Elysée on voit bien le risque: que la France soit montrée du doigt, au sein même de son camp, cette 'famille occidentale' dont on a justement rejoint hier toutes les structures...
Comment va-t-on sortir du piège de Brown? Mystère.
Source

Nouvelobs.com - Mercredi 18 mars 2009



02/03/2009

Huit mois de prison ferme pour une militante antinucléaire belge

La justice belge a condamné lundi à huit mois de prison ferme et à une amende de 1.100 euros une militante écologiste qui avait pénétré à dix reprises sur le site d'une centrale nucléaire pour dénoncer ce qu'elle considère comme des failles dans sa sécurité.

Le tribunal correctionnel de Termonde (nord) a condamné Anja Hermans, 29 ans, pour 'bris de clôture', a précisé l'agence Belga. De novembre 2007 à octobre 2008, la jeune femme avait pénétré à dix reprises dans l'enceinte de la centrale nucléaire de Doel, dans la région d'Anvers (nord).

'Il est aisé d'y entrer. Si quelqu'un comme moi parvient à se promener sur le site pendant une heure avant d'être repéré, c'est qu'il y a quelque chose qui ne tourne pas rond et que la sécurité de la centrale est lacunaire', a-t-elle déclaré lors du procès.

Selon Electrabel (GDF Suez), la société qui exploite la centrale de Doel, celle-ci répond parfaitement aux exigences de sécurité. 'Mais les visites continues d'Anja Hermans causent des soucis supplémentaires pour le personnel', ajoutait l'entreprise.

En raison de condamnations antérieures, Mme Hermans ne pouvait plus bénéficier de sursis. En 2001, elle avait été condamnée à cinq ans de prison, dont deux avec sursis, pour l'incendie de la voiture d'un juge d'instruction. En 2002, elle avait écopé de la même peine pour une série d'actions contre des fast-food et des entreprises de transformation de la viande commises entre 1998 et 2000. Elle militait alors pour une association de défense de la cause animale, l''Animal Liberation Front'.

BRUXELLES (Agence - 2 mars 2009)



24/02/2009

Procès des vétérans des essais nucléaires

COMMUNIQUÉ DE PRESSE DE L’AVEN
AUDIENCE DU JEUDI 26 FÉVRIER 2009 À 15 HEURES, COUR D’APPEL DE PARIS CIVI
TGI, première chambre, section B, boulevard du Palais (métro cité, ligne 4)

Jeudi 26 février, douze affaires concernant des vétérans des essais nucléaires, sont appelées devant la 1ère chambre de la Cour d’Appel de PARIS.
C’est la première fois qu’en Métropole un procès concernant les essais nucléaires a une telle dimension collective.
Le 19 mars prochain, devant le Tribunal de PAPEETE, une procédure regroupant huit anciens travailleurs polynésiens de MORUROA, atteints de leucémie à la suite de leur activité au Centre d’expérimentation du Pacifique, lui fera écho.
La Commission d’Indemnisation des Victimes d’Infractions Pénales (CIVI) de PARIS avait rejeté la demande des vétérans en raison de l’ancienneté des faits et d’un refus de principe d’appliquer aux militaires victimes de maladies imputables au service et aux salariés victimes de maladies professionnelles, le bénéfice des textes plus favorables applicables à toutes les autres catégories de victimes.
Aucun argument de droit ne peut justifier que l’indemnisation par le Fonds de Garantie qui avait été possible pour les victimes de l’amiante, soit aujourd’hui refusée aux militaires victimes d’irradiation et de contamination au moment des tirs nucléaires. Les négligences de leur hiérarchie et les graves défaillances du Commissariat à l’énergie atomique avaient été soulignées lors d’une émission télévisée par le ministre de la Défense de l’époque Monsieur Pierre MESSMER.
À la suite de l’audience un point presse sera effectué par notre avocat Jean-Paul Teissonnière avec les victimes présentes, le Président de l’Aven et des membres du comité de soutien, dont des scientifiques, des parlementaires signataires de propositions de lois d’indemnisation, etc.

Comité de soutien Vérité et Justice



17/02/2009

Collision de deux sous-marins : on a frôlé la catastrophe

Le 'Triomphant'

Après la collision entre deux sous-marins le Mouvement de la paix déclare : « Outre l'opacité inacceptable des accidents nucléaires, la présence d'armes atomiques activées sur terre et sur mer représente le danger permanent du déclenchement accidentel d'un véritable holocauste nucléaire. »

Ce n’est qu’après plusieurs jours que l’information a filtré : deux sous-marins, l’un britannique, l’autre français, tous deux à propulsion nucléaire et tous deux porteurs de charges nucléaires, ont eu un « accrochage » au milieu de l’océan atlantique. Cette volonté de cacher la vérité n’est pas acceptable.

Ces deux sous-marins ne se seraient pas détectés mutuellement ! Quand le ministre déclare que de tels engins ont une signature sonore « inférieure à celle d’une crevette », non seulement c’est ridicule mais c'est extrêmement grave et inquiétant. « Si un sous-marin n'est pas capable de détecter en permanence une masse de cette taille, il faut d'urgence arrêter la navigation de tous les bateaux et mettre les baleines et les poissons à l'abri ! » conseille ironiquement au gouvernement le mouvement pacifiste.

Quelles que soient les véritables raisons d’un tel accident, le Mouvement de la Paix tient à rappeler de nouveau les très graves dangers de la présence, tant sous les mers que sur terre ou dans les airs, d'engins porteurs de têtes nucléaires et de la probabilité d'un déclenchement accidentel d'une terrible catastrophe en chaine. En effet, les arsenaux nucléaires dans le monde sont en état d'alerte permanente et prêt au déclenchement.

Des incidents encore plus graves pourraient survenir par erreur technique ou humaine, d’autant plus que la plupart de ces lanceurs sont à un niveau assez élevé d’alerte de lancement. La seule solution réellement efficace est la suppression des armes nucléaires sur tous les océans et sur tous les territoires ainsi que l’arrêt de la prolifération, pour aller vers l’abolition de l’arme atomique.

Le Mouvement de la Paix demande la transparence totale sur les coûts que va engendrer cet accident (coût d’un Sous-marin Nucléaire Lanceur d'Engins « Triomphant » : 2.4 milliards d’euros). Au moment où tous les regards sont portés sur les solutions qui vont être apportés à la crise, l’augmentation faramineuse des dépenses militaires mondiales est indécente aux regards des besoins sociaux non satisfaits.

Saint Ouen, le 17 février 2009

Communiqué du Mouvement de la Paix



16/02/2009

Collision entre deux sous-marins atomiques: Le lobby nucléaire a tenté une fois de plus de cacher la vérité aux citoyens

* C'est seulement après la révélation des faits par le quotidien britannique The Sun
que le ministère de la défense a reconnu la collision entre sous-marins atomiques

* Nucléaire militaire ou 'civil', la vérité est systématiquement cachée aux citoyens
- conséquences des essais atomiques, collision entre sous-marins, etc
- contamination par les mines d'uranium, rejets des installations nucléaires, etc


Le 6 février dernier, le ministère de la défense annonçait que le sous-marin nucléaire lanceur d'engins (SNLE) le Triomphant avait heurté un 'objet immergé' , ajoutant que c'était 'probablement un conteneur'. Et ce n'est que le 16 février, après les révélations par le quotidien britannique The Sun, que le ministère a reconnu la collision entre deux sous-marins atomiques.

Qui plus est, en faisant cet aveux juste après le 'scoop' du Sun, le ministère reconnaît implicitement qu'il était bien au courant de cette collision entre sous-marins : autrement, il aurait annoncé qu'il allait faire 'des vérifications' après ce qu'il aurait considéré comme une 'hypothèse' du Sun.

Il apparaît donc clairement que, une fois de plus, le premier réflexe du lobby nucléaire est de cacher la vérité. Le Réseau 'Sortir du nucléaire' appelle les citoyens à aller voir au cinéma le film Gerboise bleue, sorti le 11 février, et qui fait des révélations accablantes sur les contaminations en Algérie par les essais nucléaires français.

De même, le Réseau 'Sortir du nucléaire' rappelle les affaires actuelles ou récentes concernant la contamination de la France et du Niger par les mines d'uranium, l'incapacité d'EDF a mesurer correctement la radioactivité dans l'environnement de ses propres centrales nucléaires, les fuites d'uranium au Tricastin et autres installations.

De plus, les autorités françaises continuent à faire la promotion du réacteur nucléaire EPR, et à vouloir en construire plusieurs en France, alors que les deux chantiers en cours, en Finlande et à Flamanville (Manche), sont de véritables désastres industriels et financiers.

Par ailleurs, les autorités persistent à prétendre - depuis 50 ans ! - que des solutions existent pour les déchets radioactifs. Après avoir jetés des milliers de fûts de déchets radioactifs au fond des océans, les 'responsables' du nucléaire veulent désormais les enfouir sous terre, ce qui serait un véritable crime contre les générations actuelles et futures.

Rien n'a donc changé depuis le mensonge d'Etat à propos du nuage de Tchernobyl (catastrophe nucléaire du 26 avril 1986 en Ukraine). Le nucléaire 'transparent' n'existe pas et n'existera jamais. Les citoyens doivent rejeter cette industrie, tant son volet 'civil' que son volet militaire.

Communiqué du 16 février 2009

Réseau 'Sortir du nucléaire' - Fédération de 840 associations - Contact : 06.64.100.333



08/02/2009

Le Ministère des Armées fermé symboliquement par les opposants à l'arme nucléaire


Le 6 février 2009 devant le ministère

Comme chaque premier vendredi du mois, des opposants à la relance de l'arme nucléaire par la France (programme M51 notamment, voir www.nonaumissileM51.org) se rassemblent devant le Ministère de la Défense à Paris pour interpeller symboliquement les employés du Ministère. Prochaine 'vigilance' le 6 mars de 8h00 à 9h00, puis de 12h00 à 13h00, et finalement de 16h00 à 17h00. Métro Solférino, bd Saint-Germain, Paris. Venez habillé de noir. Le masque blanc est fourni sur place. Autres infos



02/02/2009

Vers un abandon du bouclier antimissile en Europe?

Si elle se vérifie, la nouvelle pourrait changer la donne géopolitique internationale.

Hier, le président de commission des affaires étrangères du sénat tchèque, Jiri Dienstbier, a déclaré à la télévision de son pays que les Etats-Unis ne construiraient probablement pas les éléments du bouclier antimissile prévus en République tchèque et en Pologne.

'La crise économique servira de bon prétexte pour repousser le projet', a-t-il dit.

Il a ajouté que le radar, qui, selon un accord signé au printemps avec Condi Rice, devait être construit en Tchéquie, sera 'soit un projet commun OTAN-USA-Russie soit ne sera pas'.

Autrement dit, Dienstbier sous-entend que Barack Obama, qui n'a jamais été un chaud partisan du bouclier en question, aurait décidé de ne pas affronter les Russes sur ce sujet.

Le nouveau chef de la Maison Blanche pourrait troquer cet abandon contre deux concessions:

1/ La réduction drastique et parallèle des arsenaux atomiques russes et américains.

2/ L'adoption par Moscou d'une posture beaucoup plus dure vis à vis de l'Iran.

Le récent changement de ton du Kremlin envers les Etats-Unis (et notamment l'abandon du projet de déploiement de missiles Iskander à Kaliningrad) semble indiquer qu'un grand deal américano-russe, qui satisferait (presque) tout le monde, est en bonne voie.

Nouvelobs



27/01/2009

Cherbourg. Premiers essais en mer du Terrible

27 janvier 2009. Le sous-marin Le Terrible, 4e et dernier bâtiment des sous-marins nucléaires nouvelle génération (SNLE-NG), a effectué, hier matin, sa première sortie en mer au large de Cherbourg. Les premiers essais visent à évaluer les capacités du nouveau bâtiment jusqu'à son admission au service actif en 2010. Long de 138m, piloté par 111 marins, doté d'un nouveau système de combat et de nouveaux missiles intercontinentaux M51, il rejoindra ensuite Le Triomphant, Le Téméraire et Le Vigilant au sein de la Force océanique stratégique à Brest, qui assure la permanence de la dissuasion française.

Le Télégramme



06/01/2009

Après l’Inde et la Libye, et maintenant le Brésil, Nicolas Sarkozy continue d’alimenter la prolifération nucléaire dans le monde

L’information est très largement passée inaperçue. Et pour cause : quoique révélée par le Canard enchaîné, elle est sortie dans l’édition du 24 décembre... Une période peu propice aux indignations.

Le Canard Enchaîné révèle ainsi dans une brève que le président français vient de signer avec le président Lula un contrat de ventes d’armes de plus de 8 milliards d’Euros. Et que ce contrat comprend le transfert, discret, de coques de sous-marins nucléaires (probablement une demi-douzaine, de modèle Barracuda et fabriquées à Cherbourg) et des savoir-faire qui vont avec. De quoi permettre au Brésil, affirme le journal, de se doter d’une flotte de sous-marins nucléaires d’ici 2012.

Après l’Inde et la Libye, où Nicolas Sarkozy a déjà relancé une coopération nucléaire en violation complète du Traité de Non Prolifération et de l’accord des Etats fournisseurs de matières nucléaires (voir le site www.nonaumissileM51.org), c’est au tour du Brésil de recevoir l’aide intéressée d’un président français dont la politique commerciale irresponsable menace de plus en plus l’avenir du monde à moyen terme.

Même si les sous-marins nucléaires d’attaque (SNA) n’ont de nucléaire que le mode de propulsion, l’équilibre de la paix mondiale voulait jusqu’ici que les puissances dotées de SNA s’interdisent d’en transférer les technologies aux puissances non dotées, pour ne pas encourager la course aux armements. C’est un nouveau tabou protecteur qui vient de tomber avec ce contrat passé entre les présidents Lula et Sarkozy.

Ils constituent qui plus est le complément idéal des sous-marins nucléaires lanceurs d’engins (SNLE).

« On l’a vu encore récemment avec les vives tensions survenues entre l’Inde et le Pakistan, deux puissances nucléaires majeures, la paix n’est jamais sûre, et pas davantage en Asie qu’en Amérique du Sud, explique Xavier Renou, porte-parole du collectif « non au missile M51 ». La politique de prolifération nucléaire de Nicolas Sarkozy dessine un monde surarmé où les tensions habituelles risquent de se résoudre à coup d’armes de destruction massive. »

Le Brésil, qui est déjà la première puissance militaire du cône sud-américain, mais dont les inégalités sociales sont les plus fortes au monde, ne serait-il pas mieux avisé de dépenser ces milliards dans la lutte contre la pauvreté ?

Pour le collectif « non au missile M51 » : Xavier Renou, 06 64 18 34 21

Plus d’informations sur la campagne contre la relance de l’arme nucléaire en France (missile M51) et dans le reste du monde : www.nonaumissileM51.org

Collectif « Non au missile M51 »



24/12/2008

Lulatomique

Et ce contrat de vente d'armes de 8,6 milliards d'euros que Sarkozy vient de signer au Brésil avec Lula, n'est-il pas « historique », lui aussi ? 50 hélicoptères Cougar, 4 sous-marins Scorpène, une base navale, et surtout un très gros et discret morceau qui reste à venir: il s'agit de fournir au Brésil des coques de sous-marins français (probablement une demi-douzaine, modèle Barracuda) en construction à Cherbourg, dans lesquelles les Brésiliens comptent installer (avec notre aide) un réacteur nucléaire de leur fabrication. Une manière détournée et à peine discrète de passer outre à l'accord tacite qui interdit aux puissances nucléaires d'exporter des sous-marins nucléaires d'attaque...

Les Brésiliens espèrent ainsi disposer de pareils engins dès 2015. Ça tombe bien: d'après « Les Echos » (23/12), leur ministre des Affaires stratégiques vient de déclarer, à l'occasion de la signature de ce contrat, que le Brésil est « instinctivement pacifiste »...

Le Canard enchaîné, 24 décembre 2008, page 1



9/12/2008

Conférence Pas de crise pour le nucléaire militaire

Jean-Marie Collin a rappelé les dangers de l'armement.

Jean-Marie Collin, consultant indépendant sur la défense, est venu donner une conférence à Albi le 18 novembre sur le thème : « Les dangers de la prolifération nucléaire, quelles voies pour le désarmement ? ». Il a précisé que si le danger n'est pas médiatiquement relayé aujourd'hui, les armes nucléaires n'en restent pas moins la première menace de destruction de l'humanité. Le Traité de non-prolifération des armes nucléaires (TNP) stipule que les pays qui ne possèdent pas d'armement atomique doivent renoncer à l'acquérir et que ceux qui l'ont déjà doivent s'engager sur la voie du désarmement.

Pourtant les puissances nucléaires investissent toujours autant dans l'armement nucléaire, renforcent leurs arsenaux en qualité de frappe et de destruction. Elles violent donc le TNP qu'elles ont signé, incitant les pays qui ne possèdent pas cette arme à l'acquérir. Il a aussi signalé le danger du passage du nucléaire civil au nucléaire militaire.

Désarmer est-il possible ? L'Afrique du Sud, qui, dès 1970, avait démarré un programme nucléaire militaire, a démantelé son arsenal en 1990 après la chute du mur de Berlin. En 2007, Henri Kissinger, secrétaire d'Etat de Richard Nixon publiait un article : « Un monde sans arme nucléaire » : il y affirmait que s'appuyer aujourd'hui sur des armes nucléaires devenait de plus en plus dangereux et de moins en moins efficace.

J-M Collin a cité plusieurs initiatives : « Maires pour la paix opposés à l'armement nucléaire » (2410 villes dans le monde y adhèrent) ; les « Désobéissants » qui vont sur le site d'expérimentation du nouveau missile français « M51 » pour sensibiliser la population ; une campagne internationale pour abolir l'arme nucléaire, « I can » est en cours.

Il constate un consensus de plus en plus mou sur l'adhésion à l'armement nucléaire dans la population française, même si les deux partis UMP et PS ne remettent pas en cause l'arme atomique.

Publié le 09/12/2008 LaDepeche.fr



14/11/2008

La destruction massive en action - 3ème essai du missile M51

Tristesse et amertume

Nous avons essayé, nous nous y sommes opposé, mais malheureusement, c'est encadré des gendarmes mobiles procédant à notre interpellation que nous avons pu suivre le funeste sillage de l'engin de mort lancé dans le ciel des Landes. C'était hier, à 10h05, que le troisiéme tir d'essai du nouveau missile nucléaire d'attaque français M51 avait lieu et que les équipes de militantes et de militants, determiné-e-s à mener une inspection citoyenne pour obtenir son annulation, se sont heurtés aux colossaux moyens que l'état a mis en oeuvre, encore une fois, pour protéger sa puissance destructrice et violer de nouveau un traité international que la France a ratifié, le traité de non-prolifération.

Hier dans le Centre d'Essai de Lancement de Missile de Biscarrosse, ce sont ces images de la mort en action que l'on pouvait voir : video du 3ème tir expérimental du missile M51

en sachant qu'un jour, ce missile sera armé de ses 6 têtes nucléaires, dirigé vers des populations dans un quelconque endroit de la planéte et qu'à son point d'impact se seront des centaines de milliers de morts, un champ de ruine, une catastrophe écologique.

Video désolation et mort après 2 bombes A
Video 2 minutes du pire

Il y a un mois, la Russie aussi se glorifiait d'accroitre son potentiel destructeur
http://fr.rian.ru/defense/20081022/117886372.html
http://fr.rian.ru/photolents/20081023/117905379.html
http://fr.rian.ru/defense/20081011/117682737.html

Au nom d'intêrets économiques dépassant largement les citoyens du monde, notre planéte est partout de plus en plus menacée.
Est-ce ce monde que nous voulons laisser à nos enfants?

Jean-Charles



13/11/2008

La France viole à nouveau le Traité de Non-Prolifération nucléaire !

Le Réseau 'Sortir du nucléaire' dénonce le tir de missile nucléaire M51 effectué ce jeudi 13 novembre et salue l'action des inspecteurs citoyens qui ont pénétré dans le Centre d'Essai des Landes.


Le troisième tir d'essai du missile nucléaire M51 a eu lieu ce jeudi 13 novembre en matinée. Comme lors des deux premiers essais de novembre 2006 et janvier 2007, les inspecteurs citoyens du Collectif 'Non au missile M51 !' ont tenté de retarder le tir. Au moins 6 inspecteurs citoyens ont réussi à pénétrer dans le périmètre du Centre d'Essai des Landes (CEL), en dépit d'un déploiement massif de gendarmes et de militaires. A notre connaissance, au moins 3 d'entre eux ont été arrêtés.

Une quinzaine de militants étaient présents devant le CEL. Cette action vise à attirer l'attention de l'opinion publique sur la relance de l'armement nucléaire, menée par la France dans une absence totale de transparence. Le Réseau 'Sortir du nucléaire' dénonce ce tir de missile, et le programme d'armement dans lequel il s'inscrit qui constitue une violation du TNP (Traité de Non-Prolifération nucléaire). Ce traité, signé tardivement par la France en 1992, engage en effet les pays signataires à désarmer leur arsenal nucléaire.

En violation caractérisée du TNP, la France développe le missile nucléaire M51. Sous couvert d'une prétendue 'modernisation' de l'arsenal existant, c'est à une véritable relance de l'armement nucléaire que l'on assiste. Le missile M51 est en effet constitutif d'un changement radical de doctrine : il s'agit d'une arme conçue pour être utilisée sur le champ de bataille. C'est là un renversement complet de la doctrine de la dissuasion nucléaire, renversement assumé par Jacques Chirac le 19 janvier 2006 dans son discours de l'Ile Longue et non remis en cause depuis.

Avec le missile M51, plus précis et donc permettant l'utilisation de bombes nucléaires de puissance réduite, le gouvernement français poursuit un objectif de banalisation des armes nucléaires et radioactives, et de leur usage. Le Réseau 'Sortir du nucléaire' rappelle que toute arme nucléaire ou radioactive est dévastatrice, et entraîne de graves conséquences sanitaires à moyen et long terme. Les exemples récents des armes à l'uranium appauvri employées en ex-Yougoslavie et en Irak le démontrent. D'une portée de 6000 km, le missile M51 menace jusqu'à la Chine.

Cette nouvelle violation du TNP vient malheureusement confirmer le mépris du gouvernement français pour le droit international. En contradiction totale avec les dispositions du TNP, la France a ainsi signé le 30 septembre un accord de coopération sur le nucléaire civil avec l'Inde, un des 3 seuls pays au monde non signataires du traité. La France contribue ainsi à saboter purement et simplement le TNP, dans le seul but de vendre à l'étranger les réacteurs nucléaires d'Areva. Le Réseau 'Sortir du nucléaire' rappelle les liens indissociables entre nucléaire civil et nucléaire militaire, la technologie du nucléaire civil étant une passerelle directe vers la fabrication d'armes nucléaires.

Le Réseau 'Sortir du nucléaire' appelle les Français à exiger du gouvernement qu'il respecte enfin le Traité de Non-prolifération, en engageant la France dans la voie du désarmement nucléaire.

Contact :
Xavier Renou, porte-parole du collectif « non au missile M51 » et du Réseau Sortir du Nucléaire – Tél. : 06 64 18 34 21.

Toutes les informations sur la campagne contre le M51 sur : http://www.nonaumissileM51.org

Communiqué du 13 novembre 2008 - Contact : 06.64.18.34.21

Réseau 'Sortir du nucléaire' - Fédération de 830 associations, agréée pour la protection de l'environnement



12/11/2008

Nouvelle provocation nucléaire de la France...

Nouvelle provocation nucléaire de la France :
un tir du futur missile balistique M51 est prévu demain à Biscarrosse


Biscarrosse, Centre d’Essais et de Lancement de Missiles des Landes, le 11 novembre 2008.
Le collectif « Non au missile M51 » vient d’être informé de l’imminence d’un nouveau tir du missile nucléaire M51 au Centre d’Essais et de Lancement de Missiles des Landes (CELM). Nous essayons dans l’urgence de regrouper suffisamment de militants pour mener une nouvelle « inspection citoyenne » et tenter ainsi de retarder cette nouvelle violation du Traité de Non Prolifération par la France (article 6 notamment).

En juin 2007, le collectif « non au missile M51 » était parvenu à retarder pendant 48 heures le deuxième tir d’essai du M51, en dépit de la présence de 400 gendarmes mobiles, du déploiement de militaires au sol, de la présence de la DST et d’un arrêté préfectoral interdisant l’accès aux chemins de randonnée et aux plages bordant le CELM.
Les missiles balistiques M51 doivent équiper les Sous-Marins Lanceurs d’Engins de la base de l’Ile Longue à Brest d’ici 2010. Ils sont crédités d’une portée de plus de 6000 km et d’une précision augmentée qui leur permettra d’emporter des têtes nucléaires d’un nouveau genre : les têtes nucléaires océaniques, dont la puissance pourrait être réduite et rendre ainsi possible des frappes préventives à l’arme nucléaire, conformément aux recommandations de Michèle Alliot-Marie et de l’ancien président de la République Jacques Chirac (discours de doctrine nucléaire du 19 janvier 2006).

« Ces tirs d’essai préparés à l’insu des populations constituent de véritables provocations à la prolifération de la bombe nucléaire », déclare Xavier Renou, porte-parole du collectif « Non au missile M51 ». « Une nouvelle fois, la France viole ouvertement le Traité de Non Prolifération, et encourage du coup les autres à faire de même. On ne peut pas à la fois accuser l’Iran de vouloir se doter de la bombe et menacer ce pays, et d’autres comme la Chine, avec un nouveau missile d’attaque qui pourrait opérer des frappes nucléaires soi-disant « chirurgicales ». Où est le débat public sur ces questions ? »

«Nicolas Sarkozy a déjà foulé aux pieds le Traité de Non Prolifération en cédant des technologies nucléaires à l’Inde en septembre dernier, alors que ce pays n’est pas signataire du Traité de Non Prolifération. Il est urgent de sortir d’une politique nucléaire civile et militaire qui encourage la relance de la course aux armements dans le monde ! Il y a sûrement mieux à faire avec les 15 milliards d’Euros du programme M51», conclut Xavier Renou.

Contact : Xavier Renou, porte-parole du collectif « non au missile M51 » : 06 64 18 34 21.

Toutes les informations sur la campagne contre le M51 sur www.nonaumissileM51.org

Collectif « non au missile M51 »



22/10/2008

5 pacifistes suédois s'attaquent à l'industrie de l'armement

Ils ont endommagé des armes utilisées par les États-Unis en Irak.
Bien qu'ils aient pénétré des bâtiments prétendument sous haute surveillance, c'est eux qui ont dû avertir la police une fois leur action terminée.


17 Octobre 2008 - Vingt lance-grenades de type « Carl Gustaf » et d'autres systèmes d'armement militaire ont été endommagés, hier, jeudi 16 octobre 2008, par des militants suédois. Ils se sont introduits dans des bâtiments appartenant à BAES et à SAAB, en Suède, au cours de deux actions non-violentes simultanées et ont martelé des armes destinées à l'exportation vers l'Inde, les États-Unis et le Royaume-Uni, parmi d'autres.

Deux pacifistes, Cattis Laska et Pelle Strindlund, ont pénétré l'unité de production de Saab Bofors Dynamics à Eskilstuna, près de Stockholm, jeudi matin à 0h30. Ils ont martelé et rayé 20 lance-grandes de type « Carl Gustaf », une des armes les plus répandues dans le monde. Une fois leur délit commis sans que rien ni personne ne les en empêche, ils ont averti les autorités de leur présence dans cet établissement censé présenter toutes les garanties de sécurité.

Au même moment, deux autres personnes, Martin Smedjeback et Anna Andersson, ont visité l'usine de BAE Systems à Karlskoga, dans le Comté d'Örebro. À 2h36, ils ont forcé la porte d'une unité d'assemblage et ont procédé à la destruction de pièces composant les « Howitzer 77 » et les « Archer », des systèmes d'artillerie utilisés en Inde et en Irak.

Annika Spalde, la cinquième membre du groupe qui est dans le civil diacre de l'église suédoise, a déclaré lors d'une conférence de presse tenue jeudi midi à Karlskoga : « Quand un gouvernement soutient une guerre illégale et vend des armes à des dictatures, il est plus que temps que les citoyens ordinaires que nous sommes agissent ». Elle fut ensuite, elle aussi, arrêtée à Karlskoga alors qu'elle tentait de s'introduire dans des bâtiments abritant la fabrication d'armements, anciennement propriétés de la célèbre Bofors Company*.

Cette action est la première campagne de désarmement de ce siècle en Suède. Au début de l'invasion de l'Irak menéée par les américains, les exportations d'armement de ce pays ont bondit de 88 %, croissance qui se poursuit encore. Le gouvernement suédois viole sa propre politique de neutralité et en faveur de la paix en fournissant en armes les pays en guerre.

Des pancartes ornées des inscriptions « La porte est ouverte : désarmement libre ! » ont été laissées par les militants pacifistes aux endroits où ils ont effectué des brèches dans les enceintes de sécurité.

Ces militants sont des membres du groupe pacifiste suédois Ofog qui travaille à des actions directes non-violentes contre la militarisation.

Contact : Maja Backlund, téléphone 46-733-815361, e-mail : backlund_maja [à] hotmail.com
Vidéos de l'action : www.ofog.org/avrusta_aktionsvideo
Photos de l'action : www.ofog.org/avrusta_bilder

* La Bofors Company était une fonderie rachetée par Nobel en 1894, lequel en fit une entreprise à la pointe de l'industrie de l'armement. La Bofors est devenue célèbre pour l'Howitzer mis en service pendant la 2nde guerre mondiale et très utilisé par les forces britanniques pour défendre l'Angleterre.



21/09/2008

Une banderole contre la guerre en Afghanistan suspendue sur le pont de Tolbiac


PARIS, 21 sept 2008 (Agence) - Des opposants à la présence militaire française en Afghanistan ont déployé dimanche matin sur le pont de Tolbiac (XIIIe arrondissement de Paris) une banderole appelant les parlementaires à s’opposer lundi au maintien des forces françaises dans ce pays, a constaté une journaliste (...).

En présence d’une centaine de personnes à l’appel du Mouvement de la Paix, deux personnes sont descendues en rappel le long du pont pour déployer une large banderole rectangulaire sur laquelle était inscrit 'Afghanistan : ne votez pas la guerre' 'Aujourd’hui, Journée Internationale de la Paix, nous avons voulu interpeller les parlementaires qui vont voter demain la prolongation de la guerre en Afghanistan', a expliqué Catherine Rio, porte-parole du Mouvement de la Paix. 'Au début de sa présence en Afghanistan, l’armée française avait un rôle particulier, de sécurité, d’aide, de formation de l’armée afghane' a-t-elle ajouté. 'Mais depuis environ un an, il y a un revirement, vers un rôle offensif. La population afghane ne se sent pas protégée, et se tourne vers les talibans'. 'Il est irréaliste de penser que les militaires peuvent partir d’Afghanistan du jour au lendemain. Nous demandons que la priorité soit donnée à la reconstruction', a pour sa part affirmé Yves-Jean Gallas, vice-président de ce mouvement qui rassemble selon lui 'entre 30 et 35 organisations politiques, syndicales, associatives'. Samedi, 3.000 personnes selon les organisateurs, 2.000 selon la police ont manifesté à Paris à l’appel du collectif 'Otan-Afghanistan : ni guerre ni alliance militaire, paix, liberté, démocratie' pour réclamer le retrait des troupes françaises d’Afghanistan. Des manifestations similaires se sont déroulées dans une dizaine d’autres villes en France.

Voir la video

Autres infos et videos



21/09/2008

EPR : Trop tard, Trop sale, Trop cher


Vendredi 19 septembre, lors de la réunion du Conseil Municipal de Dieppe (76), un groupe de 30 militants du collectif STOP-EPR 2, a interrompu le vote de la motion entérinant la volonté de l’équipe municipale d’accueillir le deuxième réacteur EPR sur le site de la centrale de Penly.

Après avoir écouté les arguments des différents conseillers municipaux, tant pour l’acceptation que pour le refus du projet, les militants sont intervenus pour dénoncer l’absence de consultation démocratique des populations.

Les élus utilisent les mêmes arguments que ceux présentés en 1980 pour la construction de la centrale de Penly : l’emploi et la fourniture d’électricité pour la région et le pays. Or, la situation de Dieppe n’a aucunement progressé en matière d’emploi et la France, avec 58 réacteurs nucléaires, est en surproduction d’électricité.

Aujourd’hui, les énergies renouvelables ont le potentiel de créer dix fois plus d’emplois par kilo-watt-heure produit. De plus, c'est la sobriété énergétique qui répondra aux enjeux énergétiques majeurs de demain (pic de production de pétrole et changement climatique).
Pourtant, les élus s’obstinent à imposer une solution du passé.

Ne nous laissons pas abuser par le faux-nez de la démocratie municipale qui veut nous imposer ses solutions technocratiques habituelles aux dépens et à l’insu de la population.
Quand redonnera t-on aux citoyens la souveraineté sur leurs choix de société ?

Il serait normal qu’une enquête d’utilité publique soit menée avant que la décision soit prise de construire une installation industrielle de cette complexité et de ce niveau de risque.
Au nom de l'intérêt général, nous demandons à la Municipalité de diffuser une information officielle transparente dans chaque foyer et d'organiser un débat contradictoire et une consultation des habitants de Dieppe.

Remarque : Après une suspension de séance d’une heure, le maire et ses conseillers ont repris la séance. Répondant à l’un de ses conseillers demandant si la motion concernant l’EPR avait été votée, le maire répondit qu’elle avait été adoptée, alors que les militants étaient intervenus dès le début du vote et l’avaient donc interrompu.

Communiqué du Collectif STOP EPR 2



13/08/2008

Peace and Landes 3 : sans tambours ni trompettes mais tous ensemble

Cette année encore, nous y serons

Le 21 septembre 2008, journée internationale de la paix, nous, citoyen-ne-s opposé-e-s à la logique de mort de l'arsenal nucléaire et de l'armement en général, vous invitons à un pique-nique convivial et festif devant les grilles du Centre d'Essais de Lancement de Missiles (CELM) de Biscarrosse.

Au cours de cette journée d'échange et de rencontres, chacun pourra s'exprimer librement au cours de prises de parole pour dénoncer la violation du Traité de Non Prolifération à travers les essais du nouveau missile nucléaire d'attaque M 51, le laser Mégajoule bientôt en service pour le développement des mini têtes nucléaires, les milliards d'euros destinés à la destruction quand les budgets sociaux sont en berne.

Cette année, le festival et les artistes, c'est vous, aussi toutes les formes de résistance créative et artistique seront les bienvenues.

Rendez vous le 21 septembre 2008 à 11 heures esplanade de la plage à Biscarrosse pour un départ en cortège et l'installation ensemble de ce lieu de vie temporaire.

Collectif Désobéir Sud-Ouest - Contact : desobeir.sudouest[a]cot81.com - Jean-Charles 05 58 04 81 60 / Marina 06 24 66 86 00



13/08/2008

Antinucléaires. Dans les coulisses d’une action

Samedi dernier, une quarantaine d’activistes, déguisés en clowns, ont pris d’assaut l’île Longue, la base des sous-marins nucléaires. Une opération qui de l’extérieur peut sembler loufoque et désorganisée, mais qui en fait ne s’improvise pas.

Depuis 2005, des militants antinucléaires profitent du festival du Bout du Monde, à Crozon, pour sensibiliser la population. Petite plongée dans les coulisses de ces opérations hyper organisées.

Ils ont fait d’une grange située à 3 km du festival leur QG. Et c’est dans la plus grande discrétion que la troupe militante a rejoint, vendredi dernier, ce lieu tenu secret. « Les voisins ne doivent pas se douter de ce qui se trame ici », explique Morgan, l’un des rares militants locaux. Les autres viennent de toute la France. Parmi eux, des plus ou moins jeunes, des plus ou moins expérimentés. Certains, comme Guillaume, ont fauché des champs d’OGM ou comme Sarah, barbouillés des panneaux publicitaires...

Des marginaux ? Pas vraiment. Ils sont travailleurs sociaux, chômeurs, ingénieurs, retraités..., et ne se connaissent pas forcément. C’est le bouche-à-oreille, via internet, qui les a réunis là, à Crozon (29), pour dénoncer « la relance par la France de l’arme nucléaire, ce qui est en contradiction avec le traité de non-prolifération », leur rappelle Xavier Renou, porte-parole du Réseau sortir du nucléaire. « Le blabla ne suffit plus. Il y a urgence à agir », explique l’un des activistes. Tous sont prêts à désobéir, quitte à se placer hors la loi. Pour cela, ils ont choisi l’action directe non-violente.

Un an de prison ferme et 15.000 € d’amende
C’est autour du petit-déjeuner samedi, alors qu’un hélicoptère survole leur campement, qu’ils valident ensemble, - il n’y a pas de chef -, une « attaque clown » de l’île Longue par mer et terre (Lire Le Télégramme de dimanche), la base des sous-marins nucléaires lanceurs d’engins qui seront équipés en 2010 des nouveaux missiles nucléaires d’attaque M51. Avec les moyens du bord, les militants se préparent dans un esprit « colonie de vacances », sauf qu’ils s’apprêtent à mener une action pour laquelle ils risquent un an de prison ferme et 15.000 € d’amende !

Quelques recommandations sont donc de rigueur : ne pas oublier ses papiers d’identité pour éviter une longue attente au poste, éviter les gestes brusques qui alourdiraient la peine, sourire pour manifester sa non-violence et tenir son rôle pendant l’action pour plus d’efficacité. Les activistes, en première ligne, affrontent les policiers. Les « peacekeepers », en retrait, dialoguent avec les forces de l’ordre et la presse, les « anges gardiens » assistent les activistes, et les photographes capturent les images spectaculaires.

Un incident nucléaire
Malgré un manque d’entraînement, l’action se termine sans interpellation. Les activistes rejoignent alors le festival, où grâce à la complicité d’une bénévole ils font passer les tracts, autocollants et matériel nécessaire à l’organisation de l’élection de MissIle avant la grosse action du dimanche. Postés en amont du rond-point de Tal ar Groas, habillés en scientifiques et gendarmes, ils avertissent les automobilistes d’un incident nucléaire avant de les rassurer quelques mètres plus loin.

Là encore, ils peuvent se faire arrêter, pour délit d’entrave à la circulation et usurpations d’identités. À leur arrivée, à 15 h, les gendarmes sont déjà sur place. Depuis la veille, la troupe est suivie par les Renseignements généraux. Pas de quoi les inquiéter, ni leur faire renoncer à militer. Au moment de se quitter, ils ont tous la certitude de se retrouver rapidement pour de nouvelles actions.

Le Télégramme de Brest - 13 août 2008 - Gwénaëlle Loaëc


A lire aussi, en allemand : FreiRaum Aktionen, reportage sur les actions anti-nucléaires (pdf 648 Ko)



10/08/2008

Antinucléaires. Des clowns à l'assaut de l'Ile Longue

Hier, des militants de Sortir du nucléaire, déguisés en clown, ont tenté de s'approcher de l'Ile Longue, profitant du festival de Crozon. Ils ont été refoulés par les forces de l'ordre.

« Nagasaki, c'était trop petit ! Hiroshima, remettons ça ! », « Tous en guerre, tous en guerre, tous ! » : c'est en scandant ces vrais-faux slogans pro-nucléaires qu'une quarantaine de militants antinucléaires ont cherché, hier, à pénétrer la base militaire de l'Ile Longue, à Lanvéoc (29). Déguisés en clowns activistes, ils ont quitté le port du Fret vers 13 h 30 pour se diriger à pied, par la plage, vers la base où les attendait une quarantaine de gendarmes. En parallèle, deux clowns embarqués à bord de deux sous-marins bricolés dans des baignoires ont tenté le ralliement par la mer. Ils ont été arrêtés dans leur traversée par deux canots pneumatiques et un hélicoptère de la Marine nationale. Pendant ce temps, sur la plage, les militants pacifistes ont joué pendant plus d'une heure avec les forces de l'ordre. Au programme : jeux, chansons, actions humoristiques dans une ambiance bon enfant. Certains ont toutefois franchi le cordon de sécurité, entraînant une légère confrontation avec les forces de l'ordre. Vers 15 h 10, à l'arrivée des renforts, les militants ont fait demi-tour. Il n'y a pas eu d'interpellation. Les activistes se sont ensuite rendus sur le site du festival du Bout du Monde où ils ont distribué des tracts et organisé l'élection de MissIle 51. « Depuis 2005, nous profitons du festival pour rappeler aux festivaliers la proximité immédiate de la base nucléaire de l'Ile Longue et de la relance par la France de l'arme nucléaire. Les nouveaux missiles nucléaires d'attaque M51 équiperont les sous-marins nucléaires lanceurs d'engins (SNLE) basés à l'Ile Longue en 2010 », explique Xavier Renou, porte-parole du Réseau Sortir du Nucléaire.

Gwénaëlle Loaëc - Le Télégramme 10 Août 2008



09/08/2008

Vigilance et jeûne en souvenir d'Hiroshima et Nagasaki


Du 6 au 9 août 2008, des militants pacifistes se sont rassemblés à Paris, en Normandie et ailleurs pour mener un jeûne de souvenir et d'interpellation en commémoration des massacres à grande échelle dûs aux bombardements nucléaires des populations d'Hiroshima et Nagasaki, en 1945.

Reportage de France Info en page medias.



29/07/2008

L'Île Longue parée pour ses nouveaux missiles

La base de sous-marins nucléaires finistérienne s'est transformée pour accueillir les M 51. Trois ans de travaux et 260 millions d'euros.

Nouveau commandant de l'Île longue, base des quatre sous-marins nucléaires français lanceurs d'engins (SNLE), Bernard Jacquet a pris ses fonctions hier. Il dirigeait auparavant le bureau de la maîtrise des risques nucléaires au ministère de la Défense, à Paris. Il succède à Philippe Guégon qui part commander la base navale de Brest.

Bernard Jacquet sera chargé de mettre en service, en 2010, les missiles M51, dont 16 exemplaires équiperont chaque sous-marin, à commencer par Le Terrible, actuellement en construction. Chacun de ces missiles peut emporter six têtes nucléaires dont chacune représente dix fois la puissance de la bombe d'Hiroshima. « 55 tonnes au lieu de 35 pour les M45, 8 000 km de portée au lieu de 6000. Il est aussi plus large », explique Bernard Jacquet.

Hangars de maintenance agrandis


Il a fallu préparer le site finistérien à accueillir le M51. Les hangars de maintenance déjà vastes ont été agrandis ; la voie ferrée de 1 600 m qui transporte les missiles pour les amener aux deux bassins, où sont carénés les sous-marins, a dû être renforcée. Dans les bassins eux-mêmes, il a fallu changer les appareils de levage et renforcer leurs points d'appui. Un marathon débuté avec l'arrivée de Philippe Guégan, en 2005, et qui a coûté 260 millions d'euros. « Nous avons vécu toutes ces années avec 400 ouvriers supplémentaires pour ce chantier », se souvient Philippe Guégan.

« Le Terrible, premier sous-marin à être construit pour le M51, arrivera ici dans six mois », ajoute le commandant Bernard Jacquet. Ce sera le moment des essais grandeur nature du M51. Un missile qui a déjà été testé deux fois dans le centre d'essais des Landes, en plein air, « et qui sera testé sous l'eau cet automne, dans une piscine creusée exprès», commente un cadre de Spectrum, la filiale d'EADS qui assure la maîtrise d'oeuvre du programme M51, de sa conception à l'adaptation du site de l'Ile Longue, en passant par la maintenance. « Jamais nous n'étions allés aussi vite pour valider une arme aussi complexe.»

« Ces missiles seront assemblés à Guenvenez à côté de l'Île Longue », explique Philippe Guégan. Les M45 étaient assemblés en Aquitaine. Ce travail nécessitera la présence de 120 ingénieurs sur la presqu'île de Crozon. Enfin, il va falloir également adapter les sous-marins. Le Vigilant, mis en service en 2004, entrera en grand carénage pour deux ans en 2010. Les seize alvéoles seront alors adaptées à la nouvelle arme majeure de la défense française.

Philippe ATTARD. Ouest-France - mardi 29 juillet 2008



29/07/2008

Nucléaire. Un communiquant à l'Ile-Longue

Un nouveau commandant a pris ses fonctions, hier, à la base de l'Ile-Longue. Le capitaine de vaisseau Bernard Jacquet promet de communiquer avec les civils. Profitons-en.

Comment va évoluer la base sous votre commandement ?
Mes prédécesseurs ont placé la barre haute. Le programme M-51 (nouveau missile nucléaire balistique, NDLR) suit son cours. Sa mise en service reste programmée à début 2011. Le Terrible, que la Direction générale de l'armement achève à Cherbourg, doit arriver deux ans plus tôt. En prévision, nous terminons les aménagements de nouvelles infrastructures d'accueil.

Depuis quelques années, la Marine veut convaincre de ses efforts de transparence, vous inscrirez-vous dans cette intention ?
De 2003 à 2006, j'ai occupé le poste de chef de la division maîtrise du risque à la préfecture maritime de Toulon. Ce qui m'amenait à intervenir auprès des associations environnementales de la commission d'information. De même, je compte participer aux réunions d'information des associations finistériennes agréées par le préfet (plus d'un an d'existence en 2003). Le temps du « dormez, brave gens, nous nous occupons de tout » appartient au passé.

Précisément, le dernier essai conviant la population crozonnaise n'a pas rencontré un franc succès...
Je l'ai suivi depuis Paris. Effectivement, nous pouvons mieux faire. De nouvelles sirènes seront installées (lors de l'essai, la population ne les avait pas entendues à cause du vent, NDLR). Nous réfléchissons également à un système d'alerte téléphonique des riverains.

Les dernières fuites de sites nucléaires civils vous incitent-elles à intensifier votre vigilance ?
Bien sûr. Il faut tirer des enseignements de tout ce qui se passe chez les autres. Mettre des barrières supplémentaires, vérifier les procédures pour que cela ne se produise pas chez nous. Mais il ne faut pas non plus dramatiser. À Romans-sur-Isère, l'impact sanitaire sur les travailleurs contaminés est nul.

La sous-traitance est montrée du doigt dans ces dysfonctionnements, faites-vous aussi appel à elle ?
Parfois, oui. La plupart viennent sur site dans le cadre de nos contrats avec DCNS ou Areva TA. Mais nous recevons l'assurance de leur qualité d'intervention en fonction de nos règles. Nous procédons à des contrôles réguliers.
Propos recueillis par Yann Le Gall

Le Télégramme - mardi 29 juillet 2008



27/07/2008

600 militaires de plus dans les Landes, dont le centre de lancement de missiles !

Note de Non au Missile M51 : Pour les manoeuvres de l'OTAN, qui s'y déroulent, la relance de l'arme nucléaire et... les inspections citoyennes contre le M51, que les effectifs considérables de gendarmes et de militaires n'ont pas empêchées jusqu'ici ! Rendez-vous à l'automne, pour le prochain tir illégal du missile nucléaire français !


27 juillet 2008, Armée. La nouvelle carte de Défense militaire dévoilée
Tarbes et Pau rassurées, Toulouse et Bordeaux meurtries


En dévoilant la nouvelle carte de la défense française, le Premier Ministre François Fillon n’a pas fait que des heureux. Tarbes (Hautes-Pyrénées) se voit légèrement confortée dans son rôle de ville de garnison, avec l’arrivée de cinquante hommes supplémentaire. Mais Toulouse (Haute-Garonne) perd un millier d’hommes. Dans les Landes, c’est une arrivée massive qui est annoncée tandis que Pau (Pyrénées-Atlantiques) reste stable.

L’attente a été longue. Très longue. Plusieurs fois reportée, la nouvelle carte de la défense militaire française aura attendu le cœur de l’été 2008, quelques jours après un vote important au Congrès sur la réforme constitutionnelle, pour annoncer la mauvaise nouvelle aux élus locaux. Les derniers arbitrages rendus, ce sont 54 000 hommes et femmes qui quitteront l’armée d’ici 2014. Si le Nord de la France est la principale victime colatérale de cette opération Economie dans les rangs de l’Armée française, les Pyrénées ne sont pas exemptes de fermeture. Ainsi à Toulouse (Haute-Garonne), ce sont 1 074 soldats qui vont devoir quitter la Base aérienne 101 de Toulouse-Francazal (à Cugnaux), appelée à fermer dès l’année prochaine. Puis suivra le Centre d’essais en vol et ses 175 hommes à partir de 2011. A Bordeaux (Gironde), l’Etat-Major de la 3e Brigade logistique quittera Martignas-sur-Jalle définitivement. Perdus aussi pour cette commune les 1 112 soldats du 503e R2giment du train, qui partira à Nîmes d’ici 2011. L’Ecole du Service de santé des armées (146 personnes) rejoindra Lyon, et la Direction régionale du Service des essences des armées du Sud-Ouest (53 personnes) quittera Mérignac.
Tarbes et Pau s’en sortent bien. Pas de perte dans ses effectifs, et même un petit renfort pour la Bigorre qui devrait accueillir une cinquantaine d’hommes au 35e régiment d’artillerie parachutiste d’ici 2014. Pas de quoi pavoiser, mais au moins souffler pour un département déjà mis à mal par les restructurations de Giat Industries (aujourd’hui Nexter), l’usine d’armement publique, qui a quitté Tarbes voici deux ans.
50 hommes de plus pour Tarbes, mais plus de 600 pour les Landes qui voient renforcer d’ici 2014 le Centre d’essai de lancement de missiles de BiscarRosse (233 hommes en plus) et la Base aérienne 118 de Mont-de-Marsan (380 hommes en plus). Bordeaux verra renforcer la Direction régionale du Service d’infrastructure de la défense (54 hommes en plus) et le Centre territorial d’administration et de comptabilité (63 hommes en plus). Autour de Toulouse, 81 hommes supplémentaires au 3e régiment du matériel de Muret, 100 hommes de plus au Centre d’essais aéronautiques de Balma, et 335 soldats supplémentaires au 4e Groupe logistique du Commissariat de l’Armée de Terre de Toulouse.

Plus d'infos. La réaction des élus toulousains
Le Premier ministre François Fillon et le ministre de la Défense Hervé Morin ont annoncé, dans le cadre du Plan de modernisation de la Défense, la fermeture définitive de la base aérienne 101 de Francazal à Toulouse à l’horizon 2010, tuant tout espoir de reclassement. Pierre Cohen, Président de la communauté d’agglomération du Grand Toulouse, député-maire de Toulouse, indigné par cette décision, dénonce un manque total de concertation «qui démontre que le gouvernement décide seul sans jamais consulter les élus concernés». «L’Etat a le devoir moral et politique de trouver des compensations à hauteur du préjudice subi par la population toulousaine très attachée à cette institution qu’est la base aérienne de Francazal.» Jean-Jacques Mirassou, conseiller municipal chargé de la mémoire et du monde combattant, ainsi que Philippe Guérin, maire de Cugnaux et Claude Raynal, maire de Tournefeuille reçus par le général Klein avec une délégation d’élus des communes environnantes, estime que «l’agglomération toulousaine a été sanctionnée. C’est une décision politique de l’Etat.»

Reportage © Pyrénéesinfo/Eric Bentahar - www.pyreneesinfo.fr



12/07/2008

Manifestation pour un monde sans nucléaire : la vidéo

A l'appel du Réseau Sortir du Nucléaire, 3000 personnes dont beaucoup de représentants internationaux (Suisse, Niger, Etats-Unis, Norvège, Australie...) pour dire stop au nucléaire, civil et militaire, un très beau rassemblement... et une vidéo sympa, avec en prime le morceau 'Sortir du nucléaire' de Duval MC en bande-son :

Voir la video sur Dailymotion

12 juillet 2008, Paris.



12/07/2008

Action pylône en Manche

12 Juillet 2008 - A Cametours (D972 Saint-Lo / Coutance) : Contre l'EPR et la THT, pour une autre politique énergétique !

Des militants du Groupe d'Actions Non-Violentes Antinucléaire (Ganva) occupent actuellement un pylône électrique de la ligne Très Haute Tension 400.000 volts Flamanville – Domloup sur la commune de Cametours. Le pylône occupé est situé le long de la D972.

De façon parallèle, mais indépendante, à la manifestation de cette après-midi à Paris « Pour un monde sans nucléaire », cette action entend réaffirmer qu'une autre politique énergétique est possible, sans nucléaire ni effet de serre.

Alors que commence ce week-end, où Nicolas Sarkozy va encore tenter de vendre des centrales nucléaires aux pays du pourtour méditerranéen, les anti-nucléaires se mobilisent.

Qu'ils manifestent à Paris , qu'ils agissent et désobéissent en Manche,qu'ils s'opposent partout en France à tous les projets nuisibles, coûteux et inutiles de l'industrie nucléaire (EPR à Flamanville et peut-être ailleurs, ITER en Provence, enfouissement à Bure, usine d'enrichissement d'uranium à Tricastin...), les partisans de la sortie du nucléaire appellent la population à se mobiliser en faveur des économies d'énergie et des énergies renouvelables, seules vraies solutions aux changements climatiques.

De plus, les militants du Ganva rappellent que la construction de l'EPR à Flamanville s'accompagnent d'un projet de ligne Très-Haute-Tension qui traverserait la Manche, la Mayenne et l'Ille-et-Vilaine.
Les impacts sanitaires des lignes THT sont de plus en plus avérés et il est choquant de sacrifier, une nouvelle fois, une population qui n'a pas réclamé cet EPR et cette ligne THT.

S'appuyant sur le principe de précaution, il est grand temps de légiférer sur les conditions d'implantation des lignes THT, pour définir des couloirs de ligne qui seraient inhabitables pour toutes les lignes existantes et en projet.
En attendant, un moratoire suspensif sur ces projets (EPR et THT) est exigé.

Contact sur place : 06.86.86.59.69 (et éventuellement : 06.81.68.57.39 )
Questions concernant le nucléaire : 02 35 77 76 78 / 06.07.73.40.60
Questions concernant les lignes THT : 06.68.02.24.23

Cametours (Manche) – samedi 12 juillet 2008



04/07/2008

Marche antinucléaire : 'Le message des aborigènes australiens aux Français'

Ils viennent de Suède, des États-Unis, des Pays-Bas, d'Italie, d'Ecosse, d'Australie ou de France. Partis de Londres le 26 avril, ils parcourent l'Europe à pied pour se rendre à Genève où ils arriveront le 18 juillet. Sous la bannière pacifique de FootPrints for Peace, une ONG australienne, souhait d'un monde sans nucléaire.

Du 25 au 27 juin, ces militants écologistes ont marqué Ie sol haut-mamais de l'empreinte de leurs pas, arrivant de Soulaines-Dhuys pour faire étape à Doulevant-le-Château, puis à Joinville et rejoindre ensuite le secteur de Bure. Marcus Atkinson et Kerrie-Ann Garlic, les organisateurs australiens, se sont confiés lors de l'étape doulevantaise. Au-delà du discours antinucléaire auquel on pouvait s'attendre, les deux Australiens se présentent comme les messagers des aborigènes du bout du monde. Dans le collimateur, les intérêts français en Australie qui menacent l'intégrité des territoires aborigènes.

Toute vie est sacrée


Les deux Australiens militent depuis plus de 10 ans pour la cause des aborigènes. 'Pas que les aborigènes d'Australie mais les aborigènes de tous les pays ', tiennent-ils à préciser en indiquant que leur engagement repose sur l'idée 'que toute vie est sacrée'.

C'est en se préoccupant du sort de ces minorités indigènes que Marcus et Kerrie-Ann ont pris conscience de la question du nucléaire, pour l'antinomie naturelle qu'ils voient entre le nucléaire et le principe de respect de la vie, et parce que l'extraction de l'uranium a un impact direct sur l'avenir du peuple aborigène. Alors qu'elle détient 40 % des réserves d'uranium, l'Australie n'a que trois mines en production sur 85 sites répertories. Certains sont sur les territoires des aborigènes.

Convoités par les Français


'La mine d'Olympic Dam [le plus important gisement mondial -NDLR] est situé sur 9 sites sacrés qui ont été enlevés aux aborigènes', expliquent Marcus et Kerrie-Ann. 'Areva et la Cogema, qui n'ont que des concessions, veulent acquerir ces terres. Les pressions sont très fortes', constate Marcus qui résume la situation ainsi : 'Plus les Français consomment d'électricité nucléaire, plus ils donnent les moyens à la Cogema et Areva de justifier leur emprise sur les gisements australiens.'

Selon les marcheurs australiens, les citoyens français sont donc particulièrement concernés et influent sans le savoir sur l'avenir des aborigènes qui ont un autre message à notre attention : 'ils se sentent coupables d'empoisonner la planète !'

En effet, depuis la nuit des temps, Ies aborigènes savent que leurs terres contiennent 'un poison', et ils se sentent historiquement responsables de leurs territoires. Avec l'exploitation minière, ils voient ce 'poison' s'écouler sur la planète et, particulièrement en France, 'pays champion du monde du nucléaire', rappellera un militant.

Les Français vus par les Australiens


'Pour les Australiens, aborigènes ou non, la France incarne le nucléaire et ils pensent que les Français y sont favorables.'

'Mais, en parcourant la France, avec cette marche, nous découvrons une autre réalité: beaucoup de Français sont contre le nucléaire ou se posent des questions. Nous sommes également surpris par l'efficacité des organisations et réseaux antinucléaires dans votre pays !'

Outre le réseau national 'Sortir du nucléaire', les organisations locales étaient très présentes pour le passage en région. En particulier le CEDRA de Saint-Dizier et Bure Stop.

Que l'on soit d'accord ou pas avec les thèses antinucléaires, cette marche aura au moins le mérite d'éclairer d'un jour nouveau la question du nucléaire et de faire réfléchir à l'impact sur l'aborigène d'Australie d'un geste aussi simple que d'allumer la lumière, chez soi, en Haute-Marne.

La Croix de la Haute-Marne / Michel Tanner correspondant



03/07/2008

Communiqué du Groupe d'Actions Non-Violentes Antinucléaires (GANVA)

Voir la video

Les militant-e-s du GANVA ont bloqué mardi midi le train de déchets nucléaires en provenance d'Italie* et à destination de La Hague. L'action a duré environ six heures, impliquant une douzaine de personnes, dont 4 étaient enchaînées à la voie que devait emprunter les 12 tonnes de matières hautement radioactives. Un premier TER s'est arrêté sur l'autre voie alors qu'elle n'était pas occupée par les militant-e-s. Des agents de la SNCF sont rapidement arrivés sur place. Le GANVA a alors expliqué sa volonté de ne bloquer que le train nucléaire. Malgré l'importance des forces de l'ordre déployées aux alentours et la présence d'un hélicoptère, les gendarmes sont arrivés tardivement sur le lieu de l'action. Les militant-e-s qui n'étaient pas cadenassé-e-s ont été interpellé-e-s sans ménagement. Les 4 autres, pourtant dans l'incapacité de se libérer, ont été menacés avec des Tasers**.

Les forces de l'ordre étaient mal préparées à ce genre d'action pacifique. Elles ont inutilement cherché à déloger les militants en tirant violemment sur leurs bras entravés.
Les gendarmes sont venus à bout du bloc de béton dans lequel le dernier militant était cadenassé. Pour cela ils ont utilisé des barres à mine et une tronçonneuse à proximité de sa tête sans aucune protection.

Vers 18h, la voie était complètement libérée. Les 4 'castors' (wagons blindés) de déchets nucléaires sont arrivés à Valognes un peu après 20h, soit avec 6 heures de retard.
Onze militant-e-s ont été placé-e-s en garde à vue. Deux d'entre eux qui étaient liés par un tube en métal dans lequel ils étaient cadenassés ont été relâchés hâtivement à 1h du matin dans la nuit de mardi à mercredi. En effet, ni les gendarmes ni les pompiers n'ont voulu prendre la responsabilité de découper le tube. Les autres ont été libéré-e-s à 13h mercredi.
Nous tirons quelques enseignements de cette action.

En réponse à :
- la présence d'individus non-violent-e-s sur les voies
- un blocage sans dégradation
- la volonté de bloquer uniquement le convoi de déchets,
les autorités ont :
- fait preuve d'amateurisme quant à la localisation de l'action
- utilisé un hélicoptère qui n'a eu comme effet que de semer la panique parmi le bétail et les riverains
- menacé l'intégrité physique des militant-e-s (Tasers, coup de barre à mine, libération prématurée de deux militants encore entravés au milieu de la nuit)
- montré leur incapacité à faire face à une action non-violente
- immobilisé un train de voyageur (contrairement ce qui a été relaté dans la presse, ce train était climatisé et les passager-e-s ont été très compréhensif-ve-s)

Quelques individus ont démontré que la sécurité des transports des déchets nucléaires n'est absolument pas maîtrisée, contrairement à ce que voudrait faire croire l'Etat et le lobby nucléaire.
Nous dénonçons le trafic incessant de matières radioactives et la banalisation du nucléaire qui est extrêmement dangereux pour l'homme et l'environnement, et qui n'est en aucun cas la solution aux changements climatiques.
Il n'y a aucune solution satisfaisante pour les déchets nucléaires, et surtout pas l'enfouissement, ni à Bure, ni ailleurs. Arrêtons d'en produire. Stop-EPR ! Stop-THT ! Stop-ITER !

Le GANVA, groupe informel de simples individus opposé-e-s fermement au nucléaire, appelle la population à se mobiliser sous toutes formes d'actions non-violentes et notamment lors de la manifestation du 12 juillet prochain à Paris.

* Après l'accident de Tchernobyl, l'Italie décide l'abandon de l'énergie nucléaire par référendum en 1987 et se retrouve avec le lourd héritage des déchets nucléaires à gérer. Face à l'opposition, par référendum, de la population aux projets de site de stockage de ces déchets radioactifs, le Gouvernement italien décide de les exporter à l'étranger et plus exactement en France.

** Pistolets à impulsion électrique délivrant une décharge de 50000 volts, qui ne doivent être utilisés que sur des personnes agressives ou qui résistent violemment à leur arrestation.


Contact : ganva[à]nanodata.com

Le Molay-Littry - jeudi 3 juillet 2008



02/07/2008

Anti-nucléaires sur la voie ferrée : le transport de combustibles usés italiens retardés

Hier, le cinquième transport de combustibles usés italiens attendu par Areva NC est arrivé avec plusieurs heures de retard à Valognes en raison de l'action d'anti-nucléaires qui s'étaient enchaînés sur la voie ferrée à hauteur du Molay-Littry (Calvados).

Attendu hier en début d'après-midi au terminal ferroviaire de Valognes, un transport de combustibles usés italiens, le cinquième depuis la signature du contrat entre Areva et Sogin (1), ne risquait pas d'arriver à l'heure prévue. D'abord parce qu'à la suite d'un problème technique, il a fallu procéder à un changement de locomotive en gare de Bayeux. Ensuite et surtout parce qu'au niveau du Molay-Littry, le train a été de nouveau stoppé, cette fois-ci par des anti-nucléaires qui s'étaient allongés sur la voie. Ces derniers appartiendraient au Ganva (groupe d'actions non-violentes anti-nucléaires) qui a été créé en 2007 dans le prolongement des mobilisations d'opposition au projet d'EPR à Flamanville et de la nouvelle ligne THT. Ce groupe a déjà fait parler de lui en occupant l'an passé un pylône à Fougères et en paralysant les accès au centre régional d'EDF à Rennes. Hier, ils étaient une dizaine de militants solidement enchaînés sur les rails probablement depuis une partie de la matinée. La veille ils auraient même réussi à couler du béton sur place pour mieux faire tenir leurs chaînes. Les membres du Ganva ont toutefois fini par être dégagés de la voie ferrée par les forces de l'ordre entre 16 et 17 heures selon nos sources. « Nous considérons cette action comme tout à fait irresponsable d'une part pour eux-mêmes d'autre part pour la sécurité du transport et aussi pour les désagréments occasionnés aux autres trains et à leurs passagers » commente Christophe Neugnot, directeur de la communication pour Areva NC La Hague. En revanche le Crilan (groupe membre du Réseau Sortir du nucléaire) déclaré «comprendre et soutenir cette initiative non violente du Ganva d'arrêter un transport de déchets italiens».

« En 1988, par référendum. 80 % des Italiens ont décidé de l'arrêt de leur programme nucléaire et le gouvernement l'a arrêté démocratiquement (...). Que faire des déchets produits avant cette date? Personne n'en veut et l'Italie s'en débarrasse en passant un contrat avec Areva ! », explique le président du Crilan, Didier Anger dans un communiqué. «Nous devons refuser que la France soit la poubelle et le bunker nucléaire de l'Europe au mépris de la démocratie et des risques pour les populations ». Il fustige au passage Enel, producteur d'électricité en Italie « qui depuis le référendum se fournit en partie sur le nucléaire de la vallée du Rhône (..), et qui s'engage maintenant à 12,5 % pour le financement du réacteur nucléaire à Flamanville, puis dans celui des EPR qui seraient construits en France dans les années 2020». «N'y aurait-il donc pas un donnant-donnant entre les gouvernements italien et français ?», interroge le Crilan.

Finalement, le convoi transportant notamment 12 tonnes de combustibles usés italiens (ndlr: le contrat porte au total sur 235 tonnes) est arrivé hier à 20h10 au terminal ferroviaire de Valognes. «Cette année, nous avons prévu de recycler environ 50 tonnes des combustibles usés en provenance de ce pays et bien entendu les déchets retourneront en Italie comme la loi l'impose», rappelle Chistophe Neugnot.

(1) Sogir est une société propriété du ministère de l'Économie et des Finances Italien

C.G. - LA PRESSE DE LA MANCHE, mercredi 2 juillet 2008



23/06/2008

Action urgente : Alerte aux déchets radioactifs

L'Etat recherche un nouveau site d’enfouissement

Demandez la liste des 3115 communes menacées par une poubelle nucléaire.
A vos téléphones, fax et mails pour exiger la “transparence” !


L'Etat recherche un site d'enfouissement de déchets nucléaires. Vingt départements (Ardennes, Aube, Aveyron, Cher, Eure, Indre, Lot, Marne, Haute-Marne, Meurthe-et-Moselle, Meuse, Moselle, Nord, Oise, Pas-de-Calais, Bas-Rhin, Seine-Maritime, Somme, Tarn-et-Garonne, Vosges) sont menacés, pour un total de 3115 communes.
La liste de ces communes n'a pas été révélée alors que les documents diffusés par le Ministère de l'écologie, l’Andra et l’Autorité de sûreté nucléaire parlent d'un projet mené 'dans la plus grande transparence' !
Demandez cette liste aux trois organismes ci-dessous par téléphone, fax et mail. N’hésitez pas à reprendre la 'lettre type' ci-dessous.
Merci de poursuivre cette action tant que nous n’aurons pas obtenu cette liste.


- Autorité de sûreté nucléaire : Tel : 01.40.19.86.00 ou 01 40 19 86 61 ; Fax : 01 40 19 86 69
Internet : http://www.asn.fr/sections/main/nous-contacter

- Ministère de l'écologie : Tel : Cabinet de JL Borloo : 01 40 81 72 36 - Cabinet de N Kosciusko-Morizet : 01 40 81 77 87
Internet : http://www.developpement-durable.gouv.fr/article.php3?id_article=2340

- Andra : Tel : 01 46 11 80 00 ou 01 46 11 82 94 - Fax : 01.46.11.82.25
Internet : webcom@andra.fr

LETTRE TYPE (à faxer, mailer, ou pour une demande téléphonique)

Madame, Monsieur,

L'Etat français, qui impose depuis des décennies le nucléaire dans notre pays, entend se débarrasser d'une grande quantité de déchets radioactifs en les enfouissant quelque part en France. Les documents diffusés début juin 2008 par les autorités (Ministère de l'écologie, Agence nationale des déchets radioactifs, Autorité de sûreté nucléaire) parlent d'un projet organisé 'dans la plus grande transparence'.
Or, c'est grâce au Réseau 'Sortir du nucléaire' que la carte de France des zones menacées est rendue publique. Mais la liste des 3115 communes menacées reste encore secrète. Je vous demande donc de mettre en application vos promesses de 'transparence' en rendant immédiatement publique la liste des 3115 communes concernées.
Par ailleurs, certains des déchets concernés proviennent du démantèlement de réacteurs arrêtés. C'est clairement une tentative de passage en force alors que le Réseau 'Sortir du nucléaire' demande un Débat public sur la question du démantèlement. Nous vous prions de faire en sorte que ce Débat ait lieu, sous l'égide de la Commission nationale du débat public, avant d'envisager quelque option que ce soit pour les déchets issus des installations démantelées.

Je vous prie de croire, Madame, Monsieur, à mon profond attachement à la protection de l'environnement et à la démocratie.

Date :
NOM - Prénom :
Ville :

Plus d’infos sur : www.sortirdunucleaire.org/dossiers/alerte-dechets.html

Réseau 'Sortir du nucléaire' – Fédération de 820 associations - 23 Juin 2008



21/06/2008

Le Palais des Papes occupé par les anti-nucléaires !


Avignon, Palais des Papes, 21 juin, 14h30.

Deux militants anti-nucléaires se sont suspendus dans le vide le long de la façade principale du Palais des Papes pour déployer des banderoles exigeant la vérité sur le nucléaire. Une quinzaine de leurs camarades occupent la terrasse centrale du Palais, tandis que plusieurs dizaines d’autres se sont regroupés au pied de la muraille du Palais pour s’adresser au public. Ils protestent contre l’absence totale de prise en considération de leurs inquiétudes par la mairie d’Avignon, qui s’obstine à nier le danger que fait peser sur les populations locales la contamination nucléaire des eaux du Rhône et la situation très délabrée des 16 réacteurs de la Vallée.

N. Sarkozy entend profiter de la présidence française de l’Europe, début juillet, pour relancer le nucléaire chez nos voisins. Cette énergie dangereuse continuera donc de priver de crédits de recherche et d’investissement toute politique qui privilégierait les économies d’énergie et la promotion des énergies renouvelables. Le nucléaire est pourtant parfaitement inadapté à la lutte contre le réchauffement climatique : il est extrêmement coûteux, ce qui interdit sa généralisation, il est particulièrement polluant (contamination des eaux de refroidissement, production massive de déchets à enfouir, mais aussi, c’est moins connu, de gaz à effet de serre), et pas du tout flexible donc incapable de s’adapter à une consommation énergétique de plus en plus hiératique (pics de consommation de plus en plus fréquents l’hiver et l’été). L’extraction de l’uranium nigérien par Areva s’effectue qui plus est dans des conditions épouvantables dignes de la période coloniale.

« Nous avons alerté la mairie d’Avignon sur la pollution radioactive dans le Rhône, explique X. Renou, membre du collectif antinucléaire 84. Mais Mme le maire traite par le mépris la question de la sécurité des populations : où sont les enquêtes indépendantes sur l’augmentation des taux de cancers dans la population locale ? Comment la population est-elle préparée à l’éventualité d’un accident nucléaire ? Vu l’état de délabrement des réacteurs de la région, cet accident est pourtant de plus en plus probable ! Et on veut nous rajouter une usine d’enrichissement d’uranium à Pierrelatte ! »

Contact : Xavier Renou, 06 64 18 34 21

Collectif.anti-nucleaire84 at hotmail.fr



06/06/2008

Hervé Morin vide un député socialiste du Centre d'Essais des Landes

Alain Vidalies, député PS des Landes, s'est fait vider du Centre d'essais de lancement de missiles (de Biscarrosse) par Hervé Morin, ministre de la Défense, alors qu'il s'apprêtait à s'entretenir avec des personnels de la Défense inquiets pour leur avenir en raison de la refonte de la carte militaire. Le député de la circonscription avait pourtant reçu un avis favorable de la direction militaire de l'établissement.
Le Morin est meilleur de bonne humeur?

'Drôle de conception de la démocratie !'

Alors qu'il était convié lundi au Centre d'essais de lancement de missiles (CELM) de Biscarrosse à une réunion avec les organisations syndicales du personnel civil, le député de la circonscription Alain Vidalies a été au dernier moment interdit d'accès par le ministre Hervé Morin lui-même.

Les syndicats du site (CGT, CFDT, FO, CGC, UNSA) n'ont pas tardé à protester. « Ce déni de démocratie en dit long sur les enjeux des nouvelles réformes qui attendent les salariés des ministères », écrivent-ils dans un communiqué, évoquant la loi de programmation militaire, et le Livre blanc. Réformes qui « sur le plan local menacent l'équilibre socio-économique par les baisses d'effectifs, les mutations géographiques et les fermetures. » C'est dans ce contexte-là que l'intersyndicale du CELM avait souhaité rencontrer dans un premier temps les maires du canton avant d'organiser dans un deuxième temps ce débat avec les personnels en présence du parlementaire. Débat pour lequel Alain Vidalies avait demandé - et obtenu le 29 mai- l'autorisation de la direction militaire de l'établissement.

« Drôle de conception de la démocratie ». Jusqu'à vendredi soir. Et un coup de fil de la même direction. « Qui m'a informé que le ministre interdisait la présence d'un parlementaire dans un site militaire pour rencontrer le personnel civil », commente le député joint par téléphone hier à Paris. Une démarche qu'Alain Vidalies trouve « singulière, à l'heure où l'on discute de la revalorisation du rôle des parlementaires. D'autant plus qu'il s'agit de communiquer avec des organisations syndicales constituées sur ma circonscription et sur un sujet qui doit faire l'objet d'un débat », s'étonne l'élu.
« C'est tout de même une drôle de conception de la démocratie », poursuit le député avant de préciser que le personnel civil « n'a pas de statut dérogatoire qui lui interdit l'accès à l'expression syndicale. D'autant que je ne vois pas en quoi ma présence avait un caractère subversif », poursuit-il.

Contestation officielle. Le député l'assure, l'affaire n'en restera pas là. « Il y aura en effet une démarche officielle de contestation de la part des représentants du groupe à l'assemblée auprès du premier ministre. » Parce qu'au-delà de l'anecdote landaise, et de « la question de principe », la situation risque de se reproduire avec les restructurations annoncées concernant les personnels civils.

« Il y a en effet beaucoup de parlementaires qui vont être amenés à rencontrer les organisations syndicales dans les semaines à venir, ce qui me paraît une bonne approche du débat républicain. » Dont on ne saurait priver Alain Vidalies, qui rencontrera de toute façon les organisations syndicales. Dans un décor plus démocratique.

Bakchich.info



04/06/2008

Finlande : blocage et emprisonnement d'un grand marchand d'armes

Today (4 June 2008) at Tampere, Finland 11 antimilitarists blockaded the office of the biggest Finnish arms manufacturer Patria. Patria is owned by the State of Finland by 73,2% while the rest is owned by EADS. The blockade lasted for about 2 hours. In the end the blockaders, the press contact person and a few other people were arrested. The blockaders got fines, and all were released within 4 hours of the action.

Patria Group sells arms to several countries, including USA and Egypt. Coinciding with the action, yesterday 4 members of Patria staff got arrested for suspicions on bribery. At the moment a total 5 Patria staff are imprisoned as suspects for crimes in arms trade.



03/06/2008

Centre d'essais des Landes: accès interdit au député du coin

Le député socialiste des Landes, Alain Vidalies, s'est vu interdire l'accès du centre d'essais de lancement de missiles (CELM) de Biscarosse, un site de la DGA, où il était invité lundi à une réunion d'information par l'intersyndicale des personnels civils. Les syndicats du site (CGT, CFDT, FO, CGC, UNSA) protestent contre ce qu'ils qualifient de 'déni de démocratie'. Le député de la circonscription n'est pas content non plus. Joint par nos soins, il nous a confirmé ce refus d'accès et indiqué qu'il allait envoyer une lettre au ministre de la Défense afin de lui expliquer qu'il est 'particulièrement et désagréablement surpris de sa démarche'.

La réunion syndicale était prévue de longue date (mi-avril) et le parlementaire a été prévenu, explique-t-il, 'tard vendredi soir par le directeur du centre' que sa visite ne pourrait avoir lieu. Il a également reçu un courrier lui précisant que sa présence pour une réunion syndicale dans un établissement de la Défense n'était 'pas d'usage'.

Les syndicats comme le député affirment que la direction du centre a agi 'sur instruction du cabinet du ministre'. Le cabinet ne nous a pas confirmé cette information. On y assure seulement que 'le député n'a jamais contacté l'attaché parlementaire' du ministre et que les visites de parlementaires sont 'soumises à autorisation'.

http://secretdefense.blogs.liberation.fr



27/05/2008

Double flop pour le réacteur EPR en